Sur le « Poenulus » de Plaute : questions de poétique

Résumés et vidéos de la Journée d’étude et d’agrégation.

Le 5 février 2021 s’est tenue (en visioconférence) une journée d’agrégation et de recherche consacrée au Poenulus de Plaute, au programme du concours des agrégations externe et interne. L’événement a été co-organisé par le laboratoire HALMA – UMR 8164, le laboratoire STL – UMR 8163 et la Faculté des Humanités de l’Université de Lille (org. Florence Klein et Peggy Lecaudé). Afin que les communications présentées lors de cette journée soient accessibles aux candidats à l’agrégation et à tous, les organisatrices ont choisi de les publier sur le blog Insula.

Accueil et introduction

(Florence Klein, Peggy Lecaudé)

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« Y a-t-il un double du poète dans le Poenulus de Plaute ? » (Isabelle David)

Résumé : Dans certaines pièces de Plaute, le personnage de seruus callidus, d’« esclave rusé », fait office de double du poète, comme cela a été souligné depuis longtemps. Dans le Poenulus, il y a bien un seruus callidus, Milphion, mais ses prétentions au statut de double du poète semblent remises en cause au profit d’autres personnages, en particulier celui du jeune Agorastoclès, qui rivalise en ruse avec l’esclave. Pourtant, Milphion demeure distingué pour une aptitude particulière : sa prescience du rôle que la Fortune jouera dans la pièce. En effet, alors qu’il est le spécialiste de la ruse, en prévoyant le rôle de la Fortune il perçoit l’ossature même de l’intrigue du Poenulus : une alliance des composantes dramaturgiques de la ruse et de la Fortune. Cette prescience est pourtant incomplète et sera corrigée par Agorastoclès. La fonction de double du poète semble donc se répartir entre Milphion et Agorastoclès. À eux seuls, ils ne suffisent pas cependant à représenter l’art du dramaturge, dont la Fortune est aussi une incarnation.

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Cette communication a été publiée dans la revue Loxias, vol. 71 :
http://revel.unice.fr/loxias/index.html?id=9619

« Les rapports de force entre les personnages : analyse conversationnelle de quelques passages du Poenulus » (Frédérique Fleck)

Résumé : L’analyse conversationnelle, grâce aux nombreux critères qu’elle propose pour évaluer le positionnement bas ou haut (de dominant ou de dominé) des interlocuteurs, s’avère très utile pour analyser les rapports de force entre les personnages dans les dialogues théâtraux. Cette
communication a pour but de présenter de manière accessible ces outils linguistiques et de montrer à travers l’analyse de plusieurs extraits du Poenulus de Plaute comment ils peuvent venir appuyer l’analyse stylistique et littéraire de la pièce.

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« Poenulus et Rudens : une confrontation plautinienne éclairante » (Marion Faure-Ribreau)

Résumé : Pour qui étudie le Poenulus, la comédie de Plaute avec laquelle la comparaison s’impose à de multiples niveaux est le Rudens : comme dans le Poenulus, un temple de Vénus y joue un rôle important, et l’intervention des dieux semble provoquer la ruine du leno et la fin heureuse conventionnelle ; comme dans le Poenulus apparaît un personnage collectif atypique, le groupe de pêcheurs qui a souvent été rapproché de celui des aduocati ; plus encore que dans le Poenulus, la mer est présente, cause de naufrages et de retrouvailles. Il sera intéressant d’observer comment Plaute traite dans le Rudens ces divers aspects communs, afin d’éclairer son travail dans le Poenulus : repérer des défis dramaturgiques similaires dans les deux comédies permet d’identifier la nature des enjeux auxquels ils correspondent et d’envisager sous un autre angle plusieurs aspects problématiques du Poenulus.

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« La poétique de la mora dans le Poenulus de Plaute : éclairages rétrospectifs » (Florence Klein). 

Résumé : Le motif de la mora – le retard, la pause excessive qui entrave le déroulement de l’intrigue – obsède les personnages du Poenulus qui ne cessent de déplorer qu’on les ralentit dans leurs desseins, tout en étant souvent eux-mêmes cause de tels retards par leurs bavardages intempestifs ou leurs précautions inutiles. Cette communication se propose de considérer l’importance de ce motif sur un plan métapoétique, comme un moyen pour l’auteur de réfléchir au rythme de sa pièce, aux questions de longueur et de brièveté, et à l’effet de l’œuvre sur son public. Après un tour d’horizon de la manière dont le motif se décline dans la pièce, puis un détour par les poètes de l’époque augustéenne qui ont particulièrement théorisé et thématisé dans leurs textes cette problématique du retard et de la lenteur qu’il faut éviter d’infliger à l’auditeur / au lecteur de l’œuvre, on revient à l’œuvre de Plaute et au Poenulus en particulier, pour observer comment le dramaturge exploite les ambivalences de cette obsession de la mora – à la fois longueur excessive des pièces qui risque d’ennuyer (voire d’endormir) le spectateur, mais aussi, quand elle est maîtrisée et bien dosée, art de le séduire et de le captiver. 

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Citer ce billet

Christophe Hugot, « Sur le « Poenulus » de Plaute : questions de poétique », Insula [En ligne], ISSN 2427-8297, mis en ligne le 25 mai 2021. URL : <https://insula.univ-lille3.fr/2021/05/sur-le-poenulus-de-plaute-questions-de-poetique/>. Consulté le 23 June 2021.